Par téléphone: Le train-train de la vie à Mangareva: la rue principale du village de Rikitea s'étire le long de la mer. Elle est bordée de chaque coté de petites maisons bien soignées qui ont toutes un jardin planté d'arbres fruitiers.Les fruits ne se vendent pas puisque tout le monde en a. Losque la goelette arrive elle apporte de tout et les rares magasins sont vite bien achalandés.....pendant une heure !
Les Polynnésiens de Mangareva toujours accueillants et souriants, aprés un bavardage, offrent spontanément de venir cueillir ce dont nous avons besoin pour nous dépanner. Inutile de sortir ses sous, la gentillesse et l'intéret qu'on peut leur témoigner suffisent. En revanche l'eau douce, si on veut économiser un peu notre déssalinisateur, est vendue par la Mairie. Pour ça il faut aller avec Nùsa Dùa jusqu'à un petit quai un peu plus loin dans la baie.
Evidemment pas de poste d'essence. Là encore pour dépannner on trouve toujours quelqu'un, qui a sa propre réserve pour son moteur hors-bord et qui veut bien nous en vendre un peu.
Finalement, avec d'autres skippers de voiliers de passage, nous avons fait une commande groupée de diverses bricoles, et de tout ce qui manque pour la nourriture. Ca arrivera par petit avion sur l'ilot de Totegegie . Je ne fais pas trop de chasse sous-marine. Je n'ai plus de combinaison et l'eau est faiche, mais surtout dès qu'on fleche un poisson, comme ailleurs les requins arrivent, mais ici ils paraissent plus agréssifs qu'aux Samblas ou aux Grenadines, ou alors est-ce parcequ'il ne me connaissent pas encore?
Un beau Swann est arrivé ces jours-ci. Son skipper va le remonter aux Tuamotus où son propriètaire suisse doit le retrouver. Encore une rencontre intéressante.