Voici comment ça se passe :
Le lieu de chasse est toujours trop loin de Nùsa dùa pour que Pierre s'y rende en palmant .
Donc avec Lino, en annexe,
on le dépose à l'endroit voulu
et on se met assez loin à l'
attendre, oui bien crêmés + tee-shirts, pour ne pas brûler. Quand le moussaillon voit que les palmes disparaissent souvent sous la durface et au
même endroit, il me dit : ça y est papa a trouvé quelque chose à tirer. . .
Pour la suite Clic ICI
Page 193
A 19h de France ( 9h là-bas)
Nùsa Dùa, sans vent était à encore 6 h de
navigation de Tahiti arrivant en 28h depuis
les Tuamotu

Dimanche soir Pierre a pu nous faire dire qu'ils sont à TOHAO, qu'ils ont fait de magnifiques plongées avec les raies Manta, que ses passagers vont trés bien.
Ils partiront
demain ou aprés-demain vers APATAKI .Ils continueront à être dans une zône non couverte par les relais téléphoniques .
noter les poissons-pilotes sous la manta
El Capitano danse
avec les raies-mantas
Voilà, ça c'était pour la séquence frisson, maintenant je vous propose la séquence émotion avec une belle plongée en apnée au milieu de raies Manta dans le lagon de Tohao. Quel bonheur de pouvoir ainsi participer à leur ballet aquatique ! Je vous laisse regarder les photos, elles parlent d'elles-même ...
De même, je vous laisse admirer quelques clichés pris ce matin lors d'une belle plongée bouteilles sur le "tombant du chien jaune", une paroie coralienne descendant à plus de 200 mètres ! Rassurez-vous, nous nous sommes arrêtés avant de toucher le fond, on voulait avoir encore la chance de vous raconter des belles histoires agrémentées de belles images..
El Capitano
.
Salut les popaas !
Je profite de l'iridium de mon ami Alain (Bananiaf) pour vous écrire quelques lignes, le nôtre étant tombé en panne.
Nous sommes à Tohao, un petit atol situé au nord ouest de Fakarava à une vingtaine de miles nautiques. Nous avons quitté la passe nord de Fakarava il y a deux jours aprés avoir vécu une petite aventure qui aurait pu moins bien se terminer.
Dimanche dernier, nous partons faire une plongée par courant entrant dans l'immense passe nord de l'atol. Tout a été mis au point pour que le bateau suiveur nous dépose à l'entrée de la passe et puisse nous recupérer une cinquantaine de minutes plus tard, une fois que nous nous serons signalés en déclenchant, depuis le fond, notre parachute qui monte à la surface (petite bouée orange fluo qu'on gonfle du fond à l'aide de son détendeur et reliée au plongeur par une cordelette). Une belle plongée avec beaucoup de requins ! Au moment où nous décidons de déclencher le parachute, celui-ci part comme une flèche vers la surface ... et casse le fil qui le reliat à nous. Résultat, celui-ci, au lieu de faire le bouchon, fait surface et se couche immédiatement. Lorsque nous faisons surface (15 minutes plus tard) aprés avoir fait un palier de décompression, nous nous retrouvons seuls sans aucun bateau pour nous récupérer. Nous voyons celui-ci nous chercher environ 500 mètres en amont du courant ! C'est clair, il ne nous cherche pas au bon endroit... et nous dérivons ! "Mathilde, je crois qu'il va falloir qu'on se débrouille seuls et qu'on tente de regagner la côte à la nage !" Mathilde prévient Jacki, Lionel et les autres, et nous voilà partis bouteiiles sur le dos en nageant à reculons en surface pour tenter de nous extraire du courant qui nous éloigne de plus en plus du bateau récupérateur !
Pour couronner le tout nous recevons la visite des requins dont certains commencent à nous tourner autour d'une manière inquiétante. Je reconnais parmi ces bébêtes un requin Tapeete (requin pointe blanche de récif) connu pour ses attaques imprévisibles. C'est incroyable comme on est tenté de repenser au film "les dents de la mer" dans ces moments là. Ne paniquons pas, ce n'était qu'un film ... mais bon, quand même !
Nous aurons ainsi dérivé une cinquantaine de minutes avant d'être finalement repérés par notre bateau sauveur ! Ouf, on commençait à se poser de serieuses questions d'ordre "existentiel" !